3 Comments

  1. Ours des Pyrénées

    Parler de « grand retour » pour l’or me paraît exagéré.
    Les fluctuations de son cours dépendent plus de l’humeur des belles indiennes et chinoises et, bien sûr pour certaines, de la générosité de leurs maris, qui elle-même peut évidemment être affectée par la conjoncture économique en Asie.
    L’or intervient aussi comme matière première dans la high tech et peut là aussi dépendre de la conjoncture.
    Les achats d’or des banques centrales peuvent aussi ponctuellement affecter les cours.
    Mais faire un parallèle avec le CAC 40 serait considérer l’or comme valeur refuge. Or il ne semble pas que ce soit le cas actuellement. Le boom des valeurs émergentes et la hausse des monnaies de ces pays semble prouver que la spéculation actuelle est là, bien plus que sur l’or.
    Quant au CAC 40, il évolue au gré des nouvelles à caractère financier. Lorsqu’elles sont bonnes, banques et assurances prennent 5% et les défensives genre Sanofi Essilor perdent 1%. Lorsqu’elles sont mauvaises, banques et assurances perdent 5% et les défensives gagnent 1%…Son avenir est donc lié au problème de la dette. Qui a un aspect politique, donc électoral, c’est vrai.
    De plus en plus de français achètent de l’or, certes, mais pas au point d’influencer les cours mondiaux.

  2. winston

    les questions de gros beta sont dune grande complexite pour moi non europeen.

  3. Anti Bluff

    Mouaih. Gros nounours nous la joue comme si l’or n’était plus une valeur refuge quant l’immobilier et la bourse sont comme la température actuelle à Paris ( – 8°).

    A toutes élections présidentielles on constate le gel des commandes (publiques, privées) une productivité réduite ( on parle plus qu’on travaille) et une rigueur fiscale accrue (les fonctionnaires veulent se faire bien voir). Résultat, le PNB en prend un coup avant l’ éléction mais cela se rattrape dans les 90 jours suivants, « l’état de grâce », en temps normal.
    Sauf qu’on n’est pas en temps normal: Elections difficiles pour Obama en Novembre, risque iranien, refinancement européen sûr mais fiscalement coûteux, chute de la conso des emergeants, etc…

    Rien de dramatique mais 2012 c’est comme 1912 et comme 1812 et comme 1712: une année de transition qui annonce des changements sévères.
    L’or est la pire des choses pour une économie partagée, la meilleure des choses pour un patrimoine défensif. Le CAC est signe de confiance en l’avenir. J’ai besoin du CAC mais je me préserve par l’or.
    Encore faut il savoir que ce marché de l’or est aussi pourri que les autres (lingots fourrés au tungstène, mines bidons, pièces rabotées, « or blanc » qui n’est même pas de l’argent, etc…).

    Les œuvres d’art,? Bidon: 70 % de faux Picasso, le reste trop fluctuant sauf d’introuvables Van Gogh hors de prix. Les indices émergeants ? Bidon: dans les pays ou même la monnaie est difficilement convertible comment croire aux vertus de leurs bourses? L’immobilier émergeant? Bidon encore, que des bulles spéculatives.

    Reste l’or (made in BdF et pas la « monnaie de Paris » qui prend l’épargnant pour un gogo) mais l’or qu’on ne touche pas, en coffre d’autrui (trop de cambriolages) et qu’on peut revendre chaque jour à cours croissant en ce moment . C’est improductif mais ça rassure.